Di.Nou.Tou ! Fédération Française de Mam Spécialisées: Handicap et Mixité

Communiqué de presse d’Autisme France

Télécharger ici dans l’intégralité le Communiqué.de.presse_d’ Autisme France pour la journee.mondiale.de.l.autisme_avril_2016

 

AUTISME, ETAT D'URGENCE : Pourquoi ?

– Une volonté de changement clairement affichée par un ministère engagé et un énorme travail pour modifier mentalités et pratiques en autisme : Mme Neuville dans un discours au Comité Autisme le 16 avril 2015 s'est engagée à accélérer les réformes : http://socialsante.gouv.fr/IMG/pdf/Discours_SN_Comite_National_Autisme_16a vril2015.pdf

– Mais un pays toujours à la traîne de tous les pays occidentaux, partout montré du doigt : pratiques grotesques et obscurantistes, maltraitances, argent public gaspillé, scolarisation précaire et menacée

– Un pays qui ne prend pas suffisamment la mesure du drame national en matière d'autisme : diagnostic souvent impossible, familles épuisées, adultes abandonnés, familles menacées par les placements abusifs

– Un pays englué dans ses représentations obscurantistes de l'autisme, complaisamment relayées par les pouvoirs politiques, les médias, et une large majorité des acteurs de la formation en autisme

UN PAYS À LA TRAÎNE

La France fait l'objet depuis 2004 de condamnations répétées

 Comité Européen : 5 condamnations successives pour violation de la Charte Sociale Européenne et discrimination à l'égard des personnes autistes : 2004, 2007, 2008, 2012, 2014.

 En Février 2015, le Commissaire Européen aux Droits de l'Homme fait le même constat. Le Commissaire constate avec préoccupation qu'environ 20 000 de ces enfants, notamment ceux souffrant de troubles autistiques, demeurent sans solution de scolarisation. « Les autorités devraient redoubler d'efforts afin de garantir à tous les enfants une instruction appropriée. Les autorités devraient également privilégier la mise en place de services de proximité favorisant l'inclusion sociale des personnes handicapées, ainsi qu'améliorer l'accompagnement des personnes autistes, notamment en utilisant davantage les méthodes éducatives, comportementales et développementales dans leur prise en charge.

 En août 2015, le Comité ONU des Droits de l'Homme Le Comité s'inquiète par ailleurs du fait que le «packing», qui consiste à envelopper des enfants atteints d'autisme et des adultes psychotiques dans des draps extrêmement froids et humides, continue d'être pratiqué à titre d'expérimentation (art. 7, 16 et 26). L'État partie devrait assurer des conditions de vie dignes et préserver l'intégrité physique et psychique des personnes handicapées placées en institution. Il devrait par ailleurs s'assurer que toute allégation de traitements cruels, inhumains ou dégradants fasse l'objet d'une enquête et de condamnation ou sanction des responsables.

 En Février 2016, les experts du Comité des Droits de l’Enfant de l'ONU font à la France une série d'observations : Le Comité est préoccupé que la technique du “packing” (enveloppement de l’enfant dans des draps humides froids), ce qui revient à des mauvais traitements, n’ait pas été interdite par la loi et soit encore pratiquée sur certains enfants atteints de troubles du spectre de l'autisme.

41. Le Comité prie instamment l’État partie d'accroître les initiatives de comprendre, prévenir et lutter contre les causes profondes de mauvais traitement des enfants dans les institutions, et de : Mettre en place des mécanismes capables de procéder à des inspections régulières et efficaces indépendants des institutions de contrôle; Interdire l'également la pratique des enfants “de packing” et toute autre pratique qui revient à de mauvais traitements. Le Comité est préoccupé que des alternatives au placement de chaque enfant soient rarement pratiquées et que le nombre d’enfants séparés de leur famille soit en augmentation, à la demande du pouvoir judiciaire. Il est également préoccupé par les faibles possibilités pour les enfants de contacter et rencontrer leurs familles, ainsi que par la prise en compte insuffisante des points de vue et de l’intérêt supérieur de l’enfant lorsqu'un placement est mis en œuvre par le service de protection de l’enfance (ASE). Il est en outre préoccupé par : (A) La surreprésentation des enfants handicapés dans les établissements de l’ASE ;

54. Le Comité recommande à l’État partie de : (B) Assurer des garanties adéquates et des critères clairs, basés sur les besoins, les vues et les intérêts de l’enfant, pour déterminer si un enfant doit faire l'objet d'un placement; (C) Faire en sorte que les enfants puissent rester en contact avec leurs parents, dans la mesure du possible, en tenant compte de la proximité géographique et de l' environnement familier de l’enfant;

59. Le Comité est préoccupé qu’en dépit de trois successifs plans autisme, les enfants atteints d’autisme continuent à être soumis à des violations généralisées de leurs droits. Le Comité est particulièrement préoccupé que la majorité des enfants atteints d’autisme n’ait pas accès à l’éducation dans les écoles ordinaires, ou reçoive une éducation limitée sur une base à temps partiel sans un personnel spécialement formé pour soutenir leur inclusion.

Le Comité est également préoccupé que :

(A) La mise en œuvre des recommandations de 2012 de la Haute autorité de santé ne soit pas obligatoire et qu’aux enfants atteints d’autisme soient encore proposées des thérapies inefficaces psychanalytiques, la surconsommation de médicaments, et le placement dans les hôpitaux et institutions psychiatriques, y compris en Belgique;

(B) Les professionnels formés dans les thérapies, les programmes de développement et d’éducation de renommée internationale soient rares et ne soient pas couverts par le système d’assurance-maladie;

(C) Certains parents qui s'opposent à l’institutionnalisation de leurs enfants soient intimidés, menacés, et, dans certains cas, perdent la garde de leurs enfants, institutionnalisés de force ou objet d’un placement administratif.

60. Le Comité prie instamment l’État partie de prendre des mesures immédiates pour s'assurer que les droits des enfants atteints d’autisme, en particulier leur droit à l’éducation inclusive, soient respectés, que les recommandations de 2012 de la Haute autorité de santé soient juridiquement contraignantes pour les professionnels qui travaillent avec des enfants l’autisme, et que seules les thérapies et les programmes éducatifs qui sont conformes aux recommandations de la Haute autorité de santé soient autorisés et remboursés. L’État partie devrait également veiller à ce que les enfants autistes ne soient pas soumis à l’institutionnalisation forcée ou le placement administratif et que les parents ne soient plus soumis à des représailles en refusant l’institutionnalisation de leurs enfants.

URGENCE

1 Permettre un diagnostic rapide pour les enfants et les adultes Le diagnostic reste largement inaccessible : 60 % des enfants et 90 % des adultes n'en ont aucun de correctement posé. (…)

La maison de Gabby: Aménagement de la première M.A.M. spécialisée Di.Nou.Tou!

Documentation sur le handicap

Bases de données et sites Internet : des outils d'information pour faciliter l'accès aux produits et services de compensation des situations handicapantes

Centre Technique National d’Etudes et de Recherches sur les Handicaps et les Inadaptations, Michel Conte, novembre 2004


Le vécu des parents d'enfant(s) handicapé(s) Phase III de l'étude « Trajectoires des enfants passés en CDES », enquête qualitative par entretiens

Etude réalisée par le CTNERHI en collaboration avec les CREAI et la DREES Typhaine Mahé, Attachée de recherche CTNERHI, décembre 2005

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